La douleur bien que désagréable est en fait bénéfique. Du moins certaines douleurs le sont.

Sans rentrer dans les détails d’ordres physiologiques, la douleurs est en quelque sorte un système d’alarme interne.
Cette alarme nous avertit des dangers pour le corps.

Ainsi, si l’eau de votre douche est trop chaude, si votre petit orteil heurte le pied de la table basse ou bien si vous avez tapé avec un marteau sur votre doigt au lieu de taper sur ce satané clou, des petites clochettes en avertissent vous en avertissent. Ces petites clochettes se trouvent partout dans notre corps. Sous la peau, dans les muscles, les tendons et les ligaments. Lorsqu’elles sonnent elles allument différentes zones de la moelle épinière et du cerveau. Le danger est analysé et le cerveau déclenche la réaction appropriée au danger. Vous retirez alors le doigt de sous le marteau, le frotter ou le mettez à la bouche le temps de soulager la douleur. Puis, normalement, vous êtes plus attentif au prochain coup de marteau que vous allez donner.

La douleur nous protège

La douleur persistante après une blessure (coupure, entorse, lumbago, tendinite..) à pour but de protéger la zone abîmée.
Juste après vous être tordu la cheville, le système nerveux sensibilise cette cheville. Alors vous aurez tendance à boiter, limiter votre périmètre de marche, bref vous mettez votre cheville au repos. Alors votre organisme va pouvoir s’employer à réparer les dégâts. Si vous vous coupez, pendant quelque temps le fait de plier le doigt peut être sensible. Et bien cela permet justement, en vous dissuadant de plier le doigt, de laisser la plaie se cicatriser. Malin !

Toutefois, des études ont montrées que la douleur n’est pas la même pour tout le monde au moment de la blessure.
Des facteurs (autres que l’importance de la blessure) entrent en jeu et peuvent augmenter ou diminuer la perception de la douleur.
Ces facteurs peuvent également ralentir la cicatrisation et favoriser l’apparition d’une douleur chronique.
En effet, votre état émotionnel au moment ou vous vous blessez. La façon dont vivez cette douleur, l’attention que vous lui portez, et vos craintes modifient l’intensité et la durée de la douleur.

Le stress, l’anxiété, la crainte entraînent des changements dans l’anatomie et le fonctionnement du système de la douleur.

Au sein de la moelle épinière et du cerveau un réseau de câbles se met en place. Tout comme la vue et l’odeur d’un bon plat nous fait saliver et réveille des gargouillis dans l’estomac. Un simple mouvement, effleurer une partie du corps qui à été lésée, même voire quelqu’un se faire mal à l’endroit qui nous a fait mal peut déclencher une douleur.

Le système est trop sensible et les clochettes sonnent alors qu’il n’y a pas de réelles raisons.

Un système trop sensible se manifestera par :

  • Un étalement de la zone de douleur. Alors que vous vous êtes tordus la cheville, votre genou se met à être douloureux des mois plus tard.
  • Une douleur qui persiste alors que la lésion est réparée (vos radios et autres examens sont normaux mais vous avez toujours mal.
  • Des douleurs disproportionnées. Poser le pied de travers en montant les marches va re-déclencher la douleur.
  • Le simple fait de marcher trente minutes au lieu de dix habituelles entraîne un gonflement et des douleurs pendant trois jours.

La douleur est donc régie par un système. C’est à dire un ensemble d’organe. Notamment ici les clochettes qui détectent la menace (nocicepteur), les nerfs qui véhiculent l’information, la moelle épinière qui traite une partie de l’information et l’envoie au cerveau. Celui-ci établit, met en mémoire l’information et la réponse adéquat pour une éventuelle prochaine fois.
Tout comme les autres systèmes de l’organisme (exemple : la digestion qui comprend la bouche, l’estomac, les intestins, le foie..) peuvent dysfonctionner. Le système d’alarme peut dysfonctionner aux différents étages qui le constituent.

Louis Delhotellerie, ostéopathe à Nice, cherche à comprendre, au cours de la consultation, votre douleur et les mécanismes impliqués dans cette douleur afin d’adapter le traitement et les techniques et à donner un sens à vos symptômes.

D’autres informations à venir pour mieux comprendre vos douleurs et apprendre à les gérer.